Yoko Ono en deux phrases : « Yoko Ono, est une artiste expérimentale, plasticienne, musicienne, chanteuse, compositrice, écrivain, comédienne et cinéaste japonaise, connue notamment pour le couple qu'elle forma à partir de mai 1968 avec John Lennon, jusqu'à son assassinat sous ses yeux à New York le 8 décembre 1980. Artiste à part entière, Yoko Ono reste dans l'imaginaire collectif la Muse du fondateur des Beatles, et aussi celle par qui la séparation du groupe est arrivée. »

Pour moi c'est surtout une artiste avant-gardiste alliant originalité avec modernité de façon absolument magique. Minimalisme, Bagism, Cut Piece, activisme. Je la trouve tout simplement géniale.


Photo : Yoko Ono & John Lennon au cours de la manifestation intitulée Bed-In for Peace, où, durant leur lune de miel, ils avaient invité des journalistes dans leur chambre pour qu'ils soient témoins de cette nouvelle idée pour promouvoir la paix : plutôt rester au lit que faire la guerre. Dans la chambre étaient donc accrochés deux pancartes, désormais très connues, où il était écrit sur l'une "Bed Peace" et sur l'autre "Hair peace" (ils avaient déclaré qu'ils couperaient leurs cheveux qu'une fois la guerre du Viêt Nam terminée).

# Posté le samedi 21 juillet 2007 10:47

Modifié le samedi 21 novembre 2009 07:03

«Mourir pour ses convictions théologiques est le pire usage qu'un homme puisse faire de sa vie.» Oscar Wilde

 «Mourir pour ses convictions théologiques est le pire usage qu'un homme puisse faire de sa vie.»  Oscar Wilde
Et donc voilà, on en était là. Ah, putain de vilaine idée, un sevrage dans cet état... Faut pas y penser. Et pourtant, la redondante réplique « On vivra d'amour et d'eau fraîche » scintille plutôt bien, on y rajoute de la musique et des hallucinations amoureuses et tout ceci ne sera que bonheur frustré et catatonique.
On y revient, on y revient toujours.
« Call on me » de la fabuleuse Janis, un beau blond assis sur le canapé qui se ronge les avants-bras pendant qu'on nourrit notre esprit. En fait, c'est pas un va-et-vient dégueulasse, c'est un amour psychédélique. D'aucun pense qu'il est destructeur, mais c'est absolument ridicule de s'adonner à cette expression-cliché. Mais quand, les bras ouverts, tu murmures « Gudule, viens m'embrasser » c'est pleinement irrésistible. Et je te donnerai...
De l'amour à coup de « pistolet à gaufres », quand tu manges tes yeux si clairs et que je regarde tes mots j'ai comme la drôle d'impression que le lit se retourne sur nous. Ta couverture bleue nuit ! Tout se passe au ralenti, on rit sans produire le moindre son, et il fait toujours soleil.
Seulement voilà. Tôt ou tard, plus tard que tôt même, vient l'instant où l'envie de fermer la porte est plus forte que le bonheur dilué. Tourner le dos, se purifier, fini les longues nuits à écouter « Open your box » et Yoko Ono qui miaule. Non, non, les sons coulés par ce doux instrument valent peut-être plus que le dilemme abominable : perdre cette amitié particulière, tantôt amusante mais souvent épuisante, ou bien rester dans cette ambiance destructive et sale. Discuter autour d'un café ou tourner sur soi-même en écartant les bras, sentir le monde et pleurer sous le poids de ce paradoxe immonde : je me détruis, je me déteste, je perds patience, mais je suis heureuse l'espace d'un court instant.
À ma droite, des amis fidèles, qui me connaissent, qui sont cultivés mais diaboliquement malsains ; chacun à une vase crade au fond de son ventre. On ne sait rien, on sent tout. On se comprend, on est les mêmes, on se détruit, on s'aime et se jalouse.
À ma gauche, la banalité sécurisante. Des sujets de conversation nul à chier, des préjugés. Ils ont un avis sur toi, sur moi, sur lui, et surtout sur eux, puis sur ça. Aucun intérêt, cette amitié ne m'apporte rien.
Retour à droite, je ris de bon c½ur, les yeux cernés par un malaise toxique. Une soirée DVD, calme, nourriture : chocolat chaud et rires.
Balancement vers la gauche, le néant. Rires forcés. Humour et intelligence inexistants. Un poisson rouge qui tourne dans son bocal.
Oui mais à droite, c'est la douleur aussi. C'est la destruction, c'est les disputes. C'est les questions ; « C'est qui qui t'envoie ce message ? », « Qui t'as fait ça ? », « Tu vas te décider à en être amoureuse ou pas ? ». C'est les brimades. Roucoucou Paolita... au fond de l'oreille.
Alors qu'à gauche... L'ennui, le normal, l'inutile mais aussi la tranquillité. Sur le plan émotionnel, un fossé. D'un point de vue social et légal, c'est le Bien. C'est nul le Bien.
Annie aime les sucettes...
Et là, je ris et me courbe sur l'avant, comme pour dégueuler ces putains de connards libidineux. Ta graisse, tu la cache ou tu fonds, enfoiré de pourceau.
L'actualité ? C'est quoi ça ?

Okay pour le sevrage, dans un cocon coupé du monde.

Et à part lui, inutile de chercher des liens, quand on croit qu'ils sont là ce n'est même pas le cas.

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 11:24

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 13:58